COP21: le Canada demeure optimiste

Publié le 11 décembre 2015

La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna.

©La Presse Canadienne

PARIS. La délégation canadienne demeure optimiste à Paris malgré le dépassement de l’échéance de vendredi pour la conclusion d’une entente à la Conférence des nations unies sur les changements climatiques, la COP21.

Cependant, une des priorités du Canada, la tarification du carbone, a été affaiblie dans la plus récente ébauche d’entente soumise jeudi soir, tandis que les dispositions sur les autochtones ne sont pas encore suffisantes, selon le gouvernement canadien. En revanche les travailleurs canadiens du secteur des hydrocarbures pourraient avoir fait des gains.

La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna (photo), a fait savoir qu’elle «était encouragée par les progrès» faits durant la nuit de jeudi à vendredi.

Les tractations se poursuivaient activement, vendredi, dans l’enceinte du Bourget, malgré le dépassement de l’échéance, afin d’en arriver maintenant à un règlement samedi.

Dans un bref courriel adressé aux médias, vendredi à 14h25 (heure de Paris), Mme McKenna a dit qu’elle avait noté «une bonne coopération autour de la table sur bon nombre de questions qui sont prioritaires pour le Canada».

Rappelons que la ministre agit aussi comme facilitatrice pour rapprocher les parties dans les négociations, au nom du président de la Conférence, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

À sa satisfaction, Mme McKenna a fait remarquer que le tout dernier brouillon d’accord contient un engagement à limiter la hausse de température à «bien en dessous de 2 degrés Celsius» ainsi que «la poursuite des efforts de limiter la hausse à 1,5 degrés».

Elle a rappelé que le Canada avait justement plaidé en faveur de cette reconnaissance de l’urgence de la menace pour les petits États insulaires.

Optimisme partagé

L’écologiste Steven Guilbeault, d’Équiterre, qui suit les négociations sur place, a aussi exprimé un certain optimisme, bien que la séance plénière d’adoption de samedi pourrait s’étirer, si des pays soumettent des objections.

«Ce qu’il y a sur la table est pas mal intéressant. Ce sera pas tout ce qu’on aurait voulu, mais ce ne sera pas une entente à rabais non plus. Il y aura des lacunes, mais il y aura beaucoup d’éléments intéressants, si on ne perd pas trop (d’éléments dans l’ébauche) entre aujourd’hui (vendredi) et demain (samedi).»

Dans les tractations de la dernière chance qui se déroulaient vendredi soir au Bourget, il ne restait qu’une cinquantaine de crochets à faire disparaître dans le texte de 27 pages, soit des objections que les pays ont émises.

La Presse Canadienne

En manchette

Les restaurateurs et tenanciers craignent les impacts

Dès demain le 26 mai dernier, les fumeurs ne pourront plus griller une cigarette sur les terrasses partout en province. Si les tenanciers et restaurateurs approuvent ce choix pour la santé publique, ils craignent également un impact important sur leur clientèle.

Des jeunes s’improvisent peintres en bâtiment

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COP21: le Canada demeure optimiste

Publié le 11 décembre 2015

La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna.

©La Presse Canadienne


PARIS. La délégation canadienne demeure optimiste à Paris malgré le dépassement de l’échéance de vendredi pour la conclusion d’une entente à la Conférence des nations unies sur les changements climatiques, la COP21.

Cependant, une des priorités du Canada, la tarification du carbone, a été affaiblie dans la plus récente ébauche d’entente soumise jeudi soir, tandis que les dispositions sur les autochtones ne sont pas encore suffisantes, selon le gouvernement canadien. En revanche les travailleurs canadiens du secteur des hydrocarbures pourraient avoir fait des gains.

La ministre fédérale de l’Environnement, Catherine McKenna (photo), a fait savoir qu’elle «était encouragée par les progrès» faits durant la nuit de jeudi à vendredi.

Les tractations se poursuivaient activement, vendredi, dans l’enceinte du Bourget, malgré le dépassement de l’échéance, afin d’en arriver maintenant à un règlement samedi.

Dans un bref courriel adressé aux médias, vendredi à 14h25 (heure de Paris), Mme McKenna a dit qu’elle avait noté «une bonne coopération autour de la table sur bon nombre de questions qui sont prioritaires pour le Canada».

Rappelons que la ministre agit aussi comme facilitatrice pour rapprocher les parties dans les négociations, au nom du président de la Conférence, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

À sa satisfaction, Mme McKenna a fait remarquer que le tout dernier brouillon d’accord contient un engagement à limiter la hausse de température à «bien en dessous de 2 degrés Celsius» ainsi que «la poursuite des efforts de limiter la hausse à 1,5 degrés».

Elle a rappelé que le Canada avait justement plaidé en faveur de cette reconnaissance de l’urgence de la menace pour les petits États insulaires.

Optimisme partagé

L’écologiste Steven Guilbeault, d’Équiterre, qui suit les négociations sur place, a aussi exprimé un certain optimisme, bien que la séance plénière d’adoption de samedi pourrait s’étirer, si des pays soumettent des objections.

«Ce qu’il y a sur la table est pas mal intéressant. Ce sera pas tout ce qu’on aurait voulu, mais ce ne sera pas une entente à rabais non plus. Il y aura des lacunes, mais il y aura beaucoup d’éléments intéressants, si on ne perd pas trop (d’éléments dans l’ébauche) entre aujourd’hui (vendredi) et demain (samedi).»

Dans les tractations de la dernière chance qui se déroulaient vendredi soir au Bourget, il ne restait qu’une cinquantaine de crochets à faire disparaître dans le texte de 27 pages, soit des objections que les pays ont émises.

La Presse Canadienne