Trois disparitions toujours non élucidées dans la région

Julie Lambert julie.lambert@tc.tc Publié le 18 février 2016

Si la découverte du corps de Roland Cartier met un terme aux recherches effectuées au cours des derniers jours, encore trois cas de disparition demeurent non résolus dans la région.

Parmi les 92 personnes portées disparues par la Sûreté du Québec depuis 13 ans dans la province, deux proviennent de Saint-Joseph-de-Sorel (Rolande Thibault et Patrice Mathieu, disparus depuis 2013) et un autre de Pierreville (Yvon Guévin, disparu depuis 2014). Les enquêtes sont toujours en cours.

Depuis 2013, on dénombre 865 disparitions au Canada, souligne la directrice générale de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues, Nancy Roy. Malheureusement, peu de chiffres sont disponibles sur le nombre de personnes disparues, puis retrouvées au Canada contrairement aux États-Unis où une liste centralisée existe, ajoute-t-elle.

Des premières heures décisives

Habituellement, les premières heures sont décisives pour le dénouement d’une disparition, mentionne Nancy Roy, qui ne peut commenter un cas de disparition en particulier.

« Plus le temps avance, moins les chances de retrouver la personne sont grandes. Chaque cas est traité de façon différente. Les enquêteurs ne procéderont pas de la même façon pour un cas de fugue que pour un cas de nature criminelle », explique-t-elle.

Selon Mme Roy, il est important que les policiers soient bien formés et qu’ils aient les ressources nécessaires pour mener les recherches sur le terrain dès le début.

« La SQ est plus expérimentée à effectuer ce travail, mais les petits corps policiers le sont moins. Dans certains cas, il est arrivé que des policiers en aient échappé », explique la directrice générale.

Mme Roy cite en exemple celui de Cédrika Provencher. Des détails pour résoudre l’enquête ont été retrouvés plusieurs années plus tard dans une zone déjà fouillée auparavant.

« Nous aimerions qu’une escouade comme celle de la lutte contre le crime organisé soit créée pour traiter les disparitions. Il faut que les corps policiers réunissent leurs expertises pour faciliter les enquêtes. En ce moment, la façon de fonctionner se fait un peu au détriment des familles. Certaines d’entre elles ont même été obligées de prendre les choses en main et de lancer des fondations ou des lignes téléphoniques pour faire avancer les choses », ajoute Nancy Roy.

Il doit s’écouler sept ans avant qu’une personne disparue soit réputée décédée. Déjà que cette épreuve est difficile, les familles sont aussi souvent aux prises avec des problématiques comme des comptes de banque gelés ou des dettes à payer, conclut-elle.

Personnes disparues
-       Patrice Mathieu : âgé de 52 ans, de Saint-Joseph-de-Sorel. Il a quitté son domicile de la rue Catherine en avril 2013.
-       Rolande Thibault : âgée de 69 ans, de Saint-Joseph-de-Sorel. Elle a quitté son domicile de la rue Champlain en juillet 2013.
-       Yvon Guévin : âgé de 75 ans, de Pierreville. L’homme a été vu pour la dernière fois en juillet 2014 alors qu’il quittait sa résidence de Pierreville à bord de son véhicule.

En manchette

Les cinq candidats ont dépensé plus de 255 000$ pendant la campagne

La longue campagne électorale de 78 jours aura coûté cher aux cinq candidats dans Bécancour-Nicolet-Saurel lors des élections fédérales en octobre 2015. En tout, 255 757,19$ ont été dépensés par les candidats (presque que le double de 2011), dont 136 564,85$ par le député du Bloc québécois, Louis Plamondon.

Trois disparitions toujours non élucidées dans la région

Julie Lambert julie.lambert@tc.tc Publié le 18 février 2016

Si la découverte du corps de Roland Cartier met un terme aux recherches effectuées au cours des derniers jours, encore trois cas de disparition demeurent non résolus dans la région.

Parmi les 92 personnes portées disparues par la Sûreté du Québec depuis 13 ans dans la province, deux proviennent de Saint-Joseph-de-Sorel (Rolande Thibault et Patrice Mathieu, disparus depuis 2013) et un autre de Pierreville (Yvon Guévin, disparu depuis 2014). Les enquêtes sont toujours en cours.

Depuis 2013, on dénombre 865 disparitions au Canada, souligne la directrice générale de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues, Nancy Roy. Malheureusement, peu de chiffres sont disponibles sur le nombre de personnes disparues, puis retrouvées au Canada contrairement aux États-Unis où une liste centralisée existe, ajoute-t-elle.

Des premières heures décisives

Habituellement, les premières heures sont décisives pour le dénouement d’une disparition, mentionne Nancy Roy, qui ne peut commenter un cas de disparition en particulier.

« Plus le temps avance, moins les chances de retrouver la personne sont grandes. Chaque cas est traité de façon différente. Les enquêteurs ne procéderont pas de la même façon pour un cas de fugue que pour un cas de nature criminelle », explique-t-elle.

Selon Mme Roy, il est important que les policiers soient bien formés et qu’ils aient les ressources nécessaires pour mener les recherches sur le terrain dès le début.

« La SQ est plus expérimentée à effectuer ce travail, mais les petits corps policiers le sont moins. Dans certains cas, il est arrivé que des policiers en aient échappé », explique la directrice générale.

Mme Roy cite en exemple celui de Cédrika Provencher. Des détails pour résoudre l’enquête ont été retrouvés plusieurs années plus tard dans une zone déjà fouillée auparavant.

« Nous aimerions qu’une escouade comme celle de la lutte contre le crime organisé soit créée pour traiter les disparitions. Il faut que les corps policiers réunissent leurs expertises pour faciliter les enquêtes. En ce moment, la façon de fonctionner se fait un peu au détriment des familles. Certaines d’entre elles ont même été obligées de prendre les choses en main et de lancer des fondations ou des lignes téléphoniques pour faire avancer les choses », ajoute Nancy Roy.

Il doit s’écouler sept ans avant qu’une personne disparue soit réputée décédée. Déjà que cette épreuve est difficile, les familles sont aussi souvent aux prises avec des problématiques comme des comptes de banque gelés ou des dettes à payer, conclut-elle.

Personnes disparues
-       Patrice Mathieu : âgé de 52 ans, de Saint-Joseph-de-Sorel. Il a quitté son domicile de la rue Catherine en avril 2013.
-       Rolande Thibault : âgée de 69 ans, de Saint-Joseph-de-Sorel. Elle a quitté son domicile de la rue Champlain en juillet 2013.
-       Yvon Guévin : âgé de 75 ans, de Pierreville. L’homme a été vu pour la dernière fois en juillet 2014 alors qu’il quittait sa résidence de Pierreville à bord de son véhicule.