« C’est une partie de ma vie qui s’en va » – l’auteur Bruno Hébert

Vol d’un ordinateur contenant son prochain livre

Sarah-Eve Charland sarah-eve.charland@tc.tc Publié le 9 mars 2016

L'auteur Bruno Hébert

©Gracieuseté/ Pierre Longtin

L’auteur Bruno Hébert a vu le résultat de longues années de travail s’envoler en fumée le 7 mars alors que des voleurs ont mis la main sur son ordinateur de travail.

Le vol est survenu dans sa résidence à Contrecœur. De retour chez lui, il a constaté la disparition de son ordinateur qu’il juge sans intérêt. Il s’agissait d’un ordinateur âgé de près de 10 ans. L’auteur en a fait l’annonce sur sa page Facebook.

« C’est ce qui est à l’intérieur qui est important. Mon livre sur lequel je travaillais depuis quatre ans s’y retrouvait. Je commence à perdre espoir », a-t-il affirmé, en entrevue, quelques jours après les événements.

Bruno Hébert habite depuis une quinzaine d’années à Contrecœur dans une résidence près du fleuve où il affirme ne pas fermer la porte à clé. « Je n’ai jamais eu de pépins. Je n’ai que des amis. Je ne comprends pas. »

Une histoire disparue

Son prochain roman devait être la suite de C’est pas moi, je le jure! et de Alice court avec René. L’auteur n’avait pas fait de copie de l’histoire.

Ce roman, qui mettait en vedette un personnage connu dans les autres livres, devait paraître à l’origine au printemps dernier avant que l’auteur décide de changer quelques détails. Le roman devait paraître d’ici un mois ou deux dans les librairies, souligne-t-il.

M. Hébert s’est engagé à donner une récompense à la personne qui pourra lui rapporter son roman. Des pancartes ont été affichées un peu partout à Contrecœur.

« Je me donne jusqu’au 11 mars. Si je n’ai pas retrouvé mon roman, je devrai recommencer. Je ne sais pas encore ce que je vais faire. On ne peut pas réécrire une histoire deux fois. Ces moments sont perdus », déplore-t-il.

Il n’avait pas publié depuis quelques années. « Le livre était attendu par mon éditeur. Les lecteurs aussi attendaient mon prochain livre. »

Bruno Hébert a notamment écrit C’est pas moi, je le jure qui a aussi été adapté au grand écran en 2008 par le réalisateur Philippe Falardeau. Il est le fils de l’ancien sénateur libéral Jacques Hébert, connu comme le fondateur du programme de bénévolat Katimavik.

Ce qu’il a écrit sur Facebook

« Hier [lundi] entre 12h et 14h, une ou des personnes sont entrées chez moi et ont volé mon ordinateur. C'est un vieux portable Sony obsolète qui ne vaut pas sur le marché plus de 200 $. Par contre, à l'intérieur de cet ordinateur, il y a quatre années de travail et l'essentiel de mon prochain roman. Pour moi, cette perte est douloureuse comme la mort d'un être cher, je me sens vidé, impuissant et surtout stupide de ne pas avoir fait de back up. Quand je cherche en moi la force de tout recommencer, de tout réécrire, je sens un vertige épouvantable qui me donne envie de vomir. À ceux qui ont pris cet ordinateur, si vous pouviez me le rendre j'en serais éternellement reconnaissant. Mon éditeur et moi sommes prêts à donner une récompense à toute personne qui pourrait me rapporter cet ordinateur. »

En manchette

Sylvain Rochon fait un bref retour sur la dernière session

Invité à faire son bilan de la dernière session, le député Sylvain Rochon dit être convaincu d’avoir rempli le premier rôle d’un député: s’être porté à la défense des clientèles les plus vulnérables. Qu’elles vivent dans Richelieu comme au Québec.

« C’est une partie de ma vie qui s’en va » – l’auteur Bruno Hébert

Vol d’un ordinateur contenant son prochain livre

Sarah-Eve Charland sarah-eve.charland@tc.tc Publié le 9 mars 2016

L'auteur Bruno Hébert

©Gracieuseté/ Pierre Longtin


L’auteur Bruno Hébert a vu le résultat de longues années de travail s’envoler en fumée le 7 mars alors que des voleurs ont mis la main sur son ordinateur de travail.

Le vol est survenu dans sa résidence à Contrecœur. De retour chez lui, il a constaté la disparition de son ordinateur qu’il juge sans intérêt. Il s’agissait d’un ordinateur âgé de près de 10 ans. L’auteur en a fait l’annonce sur sa page Facebook.

« C’est ce qui est à l’intérieur qui est important. Mon livre sur lequel je travaillais depuis quatre ans s’y retrouvait. Je commence à perdre espoir », a-t-il affirmé, en entrevue, quelques jours après les événements.

Bruno Hébert habite depuis une quinzaine d’années à Contrecœur dans une résidence près du fleuve où il affirme ne pas fermer la porte à clé. « Je n’ai jamais eu de pépins. Je n’ai que des amis. Je ne comprends pas. »

Une histoire disparue

Son prochain roman devait être la suite de C’est pas moi, je le jure! et de Alice court avec René. L’auteur n’avait pas fait de copie de l’histoire.

Ce roman, qui mettait en vedette un personnage connu dans les autres livres, devait paraître à l’origine au printemps dernier avant que l’auteur décide de changer quelques détails. Le roman devait paraître d’ici un mois ou deux dans les librairies, souligne-t-il.

M. Hébert s’est engagé à donner une récompense à la personne qui pourra lui rapporter son roman. Des pancartes ont été affichées un peu partout à Contrecœur.

« Je me donne jusqu’au 11 mars. Si je n’ai pas retrouvé mon roman, je devrai recommencer. Je ne sais pas encore ce que je vais faire. On ne peut pas réécrire une histoire deux fois. Ces moments sont perdus », déplore-t-il.

Il n’avait pas publié depuis quelques années. « Le livre était attendu par mon éditeur. Les lecteurs aussi attendaient mon prochain livre. »

Bruno Hébert a notamment écrit C’est pas moi, je le jure qui a aussi été adapté au grand écran en 2008 par le réalisateur Philippe Falardeau. Il est le fils de l’ancien sénateur libéral Jacques Hébert, connu comme le fondateur du programme de bénévolat Katimavik.

Ce qu’il a écrit sur Facebook

« Hier [lundi] entre 12h et 14h, une ou des personnes sont entrées chez moi et ont volé mon ordinateur. C'est un vieux portable Sony obsolète qui ne vaut pas sur le marché plus de 200 $. Par contre, à l'intérieur de cet ordinateur, il y a quatre années de travail et l'essentiel de mon prochain roman. Pour moi, cette perte est douloureuse comme la mort d'un être cher, je me sens vidé, impuissant et surtout stupide de ne pas avoir fait de back up. Quand je cherche en moi la force de tout recommencer, de tout réécrire, je sens un vertige épouvantable qui me donne envie de vomir. À ceux qui ont pris cet ordinateur, si vous pouviez me le rendre j'en serais éternellement reconnaissant. Mon éditeur et moi sommes prêts à donner une récompense à toute personne qui pourrait me rapporter cet ordinateur. »