300 opposants au transport de pétrole réunis devant Kildair

Julie Lambert julie.lambert@tc.tc Publié le 7 mars 2016

Près de 300 personnes, en majorité des femmes et quelques personnalités publiques de la région, ont manifesté le 6 mars dernier devant les réservoirs de pétrole de la compagnie Kildair afin de dénoncer le transport de pétrole dans la province.

Les organisateurs de cette marche, qui regroupait entre autres le Regroupement contre les bitumineux et pour le développement durable (Sorel-Tracy) ainsi que le collectif Mur de femmes contre les oléoducs et les sables bitumineux, étaient heureux de recevoir autant de gens provenant de partout au Québec.

« Le nombre de personnes correspondait à ce qu’on s’attendait. Pour nous, avoir eu 300 personnes est un bon succès. C’est un problème très préoccupant qui touche autant la population que les élus », affirme le coordonnateur adjoint du Regroupement contre les bitumineux, Denis Robillard.

Selon lui, chacun des opposants présents lors de l’événement, même s’ils défendaient un projet en particulier comme la diminution du transport de pétrole par train et par bateau ou le projet d’oléoduc Énergie Est, se réunissait autour d’un but commun : la diminution de la dépendance de la population au pétrole.

« Les gens entendent de plus en plus parler de cette problématique. On constate aussi que les personnes dans la région se tiennent informées et qu’il y a une certaine inquiétude face à tout ça. »

Des craintes partagées

On comptait parmi les personnalités de la région, le député de Bécancour-Nicolet-Saurel, Louis Plamondon, le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin ainsi qu’une représentante du député de Richelieu, Sylvain Rochon.

Le député fédéral Louis Plamondon a d’ailleurs appelé les gens, il y a quelques semaines, à signer une pétition en ligne sur le site de la Chambre des communes afin de réclamer au premier ministre Justin Trudeau d’empêcher la réalisation du projet de l’oléoduc de TransCanada, Énergie-Est.

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a débuté son analyse du projet d’oléoduc cette semaine.

M. Rochon a salué le geste des regroupements environnementaux lors de cette marche qui se voulait aussi un moyen de souligner la Journée internationale de la Femme.

« Je pense qu’il y a une parité entre ce que les femmes désirent et le Québec. Elles poursuivent le même combat, celui de pouvoir décider pour soi. En matière de pipeline, le Québec devrait pouvoir décider pour lui », déplore-t-il.

Un moyen efficace

Du côté d’Énergie Est, le porte-parole pour le projet, Tim Duboyce, souligne que la compagnie ne commentera pas les audiences en cours. Le vice-président de la compagnie au Québec, Louis Bergeron, et des experts participeront à ces audiences, ajoute-t-il.

Selon la compagnie, le transport du pétrole par oléoduc vers deux raffineries de pétrole du Québec et une autre du Nouveau-Brunswick est la façon la plus sécuritaire de le faire.

« Un projet comme ça permettrait de diminuer justement le transport par bateau et par train. Nous n’avons pas la capacité d’éliminer la consommation de pétrole pour le moment. Nous avons les mêmes préoccupations de sécurité que les citoyens. On prend des risques pour enlever les dangers », conclut-il.

À lire aussi:

- Plamondon réitère son opposition envers le pipeline Énergie Est

- Un rassemblement pour dénoncer le transport de sables bitumineux

En manchette

Jour 5: une médaille en athlétisme

BILAN. En ce premier jour de compétition du deuxième bloc, Richelieu-Yasmaska a savouré quelques victoires dans les sports d’équipes et décroché une médaille en athlétisme. Richelieu-Yamaska a maintenant remporté 17 médailles depuis le début des Jeux du Québec.

Des entraîneurs de grande classe

OPINION. Ce ne sont pas tous les entraîneurs qui ont mon respect. J’en ai vu des vertes et des pas mûres en trois Jeux du Québec. J’en ai entendu des pas pires aussi. Mais je dois lever mon chapeau à Marc Jussaume et à Laurie Champagne-Généreux, les entraîneurs de l’équipe féminine de volleyball de Richelieu-Yamaska.

300 opposants au transport de pétrole réunis devant Kildair

Julie Lambert julie.lambert@tc.tc Publié le 7 mars 2016

Près de 300 personnes, en majorité des femmes et quelques personnalités publiques de la région, ont manifesté le 6 mars dernier devant les réservoirs de pétrole de la compagnie Kildair afin de dénoncer le transport de pétrole dans la province.

Les organisateurs de cette marche, qui regroupait entre autres le Regroupement contre les bitumineux et pour le développement durable (Sorel-Tracy) ainsi que le collectif Mur de femmes contre les oléoducs et les sables bitumineux, étaient heureux de recevoir autant de gens provenant de partout au Québec.

« Le nombre de personnes correspondait à ce qu’on s’attendait. Pour nous, avoir eu 300 personnes est un bon succès. C’est un problème très préoccupant qui touche autant la population que les élus », affirme le coordonnateur adjoint du Regroupement contre les bitumineux, Denis Robillard.

Selon lui, chacun des opposants présents lors de l’événement, même s’ils défendaient un projet en particulier comme la diminution du transport de pétrole par train et par bateau ou le projet d’oléoduc Énergie Est, se réunissait autour d’un but commun : la diminution de la dépendance de la population au pétrole.

« Les gens entendent de plus en plus parler de cette problématique. On constate aussi que les personnes dans la région se tiennent informées et qu’il y a une certaine inquiétude face à tout ça. »

Des craintes partagées

On comptait parmi les personnalités de la région, le député de Bécancour-Nicolet-Saurel, Louis Plamondon, le maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin ainsi qu’une représentante du député de Richelieu, Sylvain Rochon.

Le député fédéral Louis Plamondon a d’ailleurs appelé les gens, il y a quelques semaines, à signer une pétition en ligne sur le site de la Chambre des communes afin de réclamer au premier ministre Justin Trudeau d’empêcher la réalisation du projet de l’oléoduc de TransCanada, Énergie-Est.

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a débuté son analyse du projet d’oléoduc cette semaine.

M. Rochon a salué le geste des regroupements environnementaux lors de cette marche qui se voulait aussi un moyen de souligner la Journée internationale de la Femme.

« Je pense qu’il y a une parité entre ce que les femmes désirent et le Québec. Elles poursuivent le même combat, celui de pouvoir décider pour soi. En matière de pipeline, le Québec devrait pouvoir décider pour lui », déplore-t-il.

Un moyen efficace

Du côté d’Énergie Est, le porte-parole pour le projet, Tim Duboyce, souligne que la compagnie ne commentera pas les audiences en cours. Le vice-président de la compagnie au Québec, Louis Bergeron, et des experts participeront à ces audiences, ajoute-t-il.

Selon la compagnie, le transport du pétrole par oléoduc vers deux raffineries de pétrole du Québec et une autre du Nouveau-Brunswick est la façon la plus sécuritaire de le faire.

« Un projet comme ça permettrait de diminuer justement le transport par bateau et par train. Nous n’avons pas la capacité d’éliminer la consommation de pétrole pour le moment. Nous avons les mêmes préoccupations de sécurité que les citoyens. On prend des risques pour enlever les dangers », conclut-il.

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