Des demandes atterrissent sur la table des partis fédéraux

Transport de matières dangereuses

Julie Lambert julie.lambert@tc.tc
Publié le 21 septembre 2015

Des demandes ont été faites aux candidats par les municipalités de la Rive-Sud pour améliorer la sécurité dans le transport des matières dangereuses.

©Photo: TC Média - Archives

Le comité directeur sur le transport des matières dangereuses, qui inclut Sorel-Tracy, a déposé trois demandes aux partis politiques fédéraux actuellement en campagne électorale afin que la sécurité sur les territoires des municipalités touchées soit assurée.

Le comité regroupe entre autres les villes de Longueuil, Sorel-Tracy, Verchères, Brossard, Boucherville et Contrecœur.

On demande aux partis d’accélérer le remplacement des wagons-citernes DOT 111 d’ici trois ans par d’autres wagons répondant à des normes de sécurité renforcées. Le comité pense que des initiatives pourraient être entreprises par le gouvernement fédéral pour inciter les transporteurs ferroviaires à procéder à une mise à jour de leur flotte dans les plus brefs délais.

Les municipalités membres aimeraient également que le fédéral rétablisse le financement pour la formation des intervenants d’urgence, pour la mise sur pied de centres de coordination d’urgence et pour l’acquisition de l’équipement nécessaire. Selon elles, un rehaussement de la capacité d’intervention des équipes d’urgence permettrait de réduire les conséquences d’un sinistre majeur.

Finalement, le comité demande aussi de mettre sur pied un programme afin de sensibiliser les citoyens, les organismes publics, les transporteurs ferroviaires et leurs clients aux enjeux de sécurité liés aux matières dangereuses.

Un premier pas

À la suite du dévoilement des demandes du comité, le conseiller municipal de Sorel-Tracy, Yvon Bibeau, a soulevé quelques réserves lors de la dernière assemblée publique, le 14 septembre dernier.

« Les candidats font toujours des promesses. Des éléments n’ont pas été soulevés dans les recommandations dévoilées. Nous nous questionnons sur le transport en bateau qui concerne également la plupart des villes », a-t-il dit.

Un des membres du Regroupement citoyen contre les bitumineux, Denis Robillard, trouve que le dossier est incomplet puisqu’il n’indique pas la quantité des matières dangereuses, le type de produits ni même son incidence sur l’environnement.

« Ces demandes ont pu confirmer que le système de sécurité actuellement n’est pas assez bon et que malgré tout, le transport se fait quand même. On aurait aimé que le comité soit plus exigeant, plus précis et plus clair dans ses demandes », déplore M. Robillard.

Il trouve qu’il manque également un élément important dans le mandat du comité, celui de protéger la qualité de vie des citoyens résidant près des voies de transport utilisées pour les matières dangereuses.

Le coprésident du comité et maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, souhaite que les candidats aux élections fédérales précisent quel programme d’encadrement ils comptent mettre en place.

« C’est un premier jet. Cela englobe l’ensemble du transport de matières dangereuses. Ce n’est pas juste un souhait, mais un consensus. Nous nous sommes tous rencontrés : le CN, le ministère et l’ensemble des municipalités depuis deux ans. Le travail se poursuit concernant la partie fluviale et on présentera nos demandes en décembre », a-t-il expliqué.