La Commission scolaire fait une mise au point

Louise Grégoire-Racicot louise.gregoire-racicot@tc.tc Publié le 25 novembre 2015

Éric Pettersen fait toujours son deuil du suicide de sa fille survenu en mars 2014.

©Photo TC Média - Pascal Cournoyer

Dans un communiqué émis jeudi, la Commission scolaire de Sorel-Tracy (CSS-T) déplore qu'un père de famille en croisade depuis le décès de sa fille fasse un lien de cause à effet entre le harcèlement que celle-ci aurait subi à l’École secondaire Fernand-Lefebvre (ÉSFL) et son suicide en mars 2014.

Éric Pettersen mène un combat contre l’intimidation faite aux élèves par des personnes en autorité dans les écoles depuis plus d’un an et demi. Ses actions et interventions publiques ont été largement médiatisées depuis le décès de sa fille, Kim.

M. Pettersen a d’ailleurs exigé en septembre dernier, du gouvernement du Québec, qu’un protecteur de l’élève soit nommé, relève directement du ministère et soit joignable en tout temps par les parents et les élèves.

Enquête

Dans une longue mise au point, cette semaine, Christine Marchand, directrice des communications de la CSS-T, rappelle que la direction de l’ÉSFL et la direction générale de la Commission scolaire ont procédé, en 2012, à l’examen de plaintes qui leur avaient respectivement été adressées par M. Pettersen à l’égard d’agissements de membres du personnel. Ils ont mené des enquêtes à cet égard, lesquelles n’ont pu établir que Kim avait été victime de harcèlement ou d’intimidation de la part de ces employés.

« Après l’analyse exhaustive faite des plaintes alors portées à leur attention, la CSS-T et l’ÉSFL ont soutenu et soutiennent toujours sans réserve le travail et les interventions effectuées par les membres de leur personnel dans ce dossier, celles-ci ayant été jugées justifiées et appropriées », écrit Mme Marchand dans un communiqué.

Cette dernière rappelle que les membres du personnel sont fondés à intervenir auprès des élèves afin de faire respecter les règles de conduite adoptées par l'école ou par le centre.

« Un parent insatisfait des services offerts à son enfant ou mécontent d’une intervention effectuée auprès de son enfant dispose du droit de faire part de cette insatisfaction ou de ce mécontentement à l’école ou à la Commission scolaire. […] Une insatisfaction doit être résolue le plus près possible de sa source, d’où le fait qu’une gradation dans le cheminement d’une plainte y soit prévue. »

« Par ailleurs, la CSS-T est préoccupée par le fait que ce dossier ait dû en arriver à ce point, alors que des discussions entre M. Pettersen et l’école et/ou la Commission scolaire auraient pu éviter toutes ces répercussions. En effet, il nous apparaît approprié de préciser que jamais M. Pettersen n’est entré en contact en 2012 avec l’enseignante et la direction adjointe de l’école secondaire Fernand-Lefebvre dont il publie aujourd’hui les noms pour leur faire part de son insatisfaction à l’égard des gestes allégués. »

Jamais, ajoute Mme Marchand, la CSS-T n'a tenté de protéger ses employés dans le cadre des enquêtes menées en 2012 et en aucun cas les directions d’école n’ont intimidé M. Pettersen par le biais de paroles ou de gestes menaçants.

La CSS-T a précisé qu’elle ne souhaite pas devoir judiciariser ce dossier, conclut Mme Marchand, qui convie la population à une saine réflexion quant aux versions d’un même dossier qui leur sont présentées.

Ressources

Entraide Parents

AidezMoiSVP.ca

Association québécoise de prévention du suicide

Tel-Jeunes

Jeunesse, J'écoute

Centre Cyber-Aide

 

En manchette

Un nouveau gymnase de 2 M$ pour attirer de nouveaux programmes

Entamée à l’été 2015, la construction du nouveau gymnase du Cégep de Sorel-Tracy s’est finalisée avec son inauguration officielle le 23 juin dernier. Au coût de 2,16 M$, cette installation répondra au besoin du milieu et pourrait permettre d’accueillir de nouvelles formations entre ses murs.

La Commission scolaire fait une mise au point

Louise Grégoire-Racicot louise.gregoire-racicot@tc.tc Publié le 25 novembre 2015

Éric Pettersen fait toujours son deuil du suicide de sa fille survenu en mars 2014.

©Photo TC Média - Pascal Cournoyer


Dans un communiqué émis jeudi, la Commission scolaire de Sorel-Tracy (CSS-T) déplore qu'un père de famille en croisade depuis le décès de sa fille fasse un lien de cause à effet entre le harcèlement que celle-ci aurait subi à l’École secondaire Fernand-Lefebvre (ÉSFL) et son suicide en mars 2014.

Éric Pettersen mène un combat contre l’intimidation faite aux élèves par des personnes en autorité dans les écoles depuis plus d’un an et demi. Ses actions et interventions publiques ont été largement médiatisées depuis le décès de sa fille, Kim.

M. Pettersen a d’ailleurs exigé en septembre dernier, du gouvernement du Québec, qu’un protecteur de l’élève soit nommé, relève directement du ministère et soit joignable en tout temps par les parents et les élèves.

Enquête

Dans une longue mise au point, cette semaine, Christine Marchand, directrice des communications de la CSS-T, rappelle que la direction de l’ÉSFL et la direction générale de la Commission scolaire ont procédé, en 2012, à l’examen de plaintes qui leur avaient respectivement été adressées par M. Pettersen à l’égard d’agissements de membres du personnel. Ils ont mené des enquêtes à cet égard, lesquelles n’ont pu établir que Kim avait été victime de harcèlement ou d’intimidation de la part de ces employés.

« Après l’analyse exhaustive faite des plaintes alors portées à leur attention, la CSS-T et l’ÉSFL ont soutenu et soutiennent toujours sans réserve le travail et les interventions effectuées par les membres de leur personnel dans ce dossier, celles-ci ayant été jugées justifiées et appropriées », écrit Mme Marchand dans un communiqué.

Cette dernière rappelle que les membres du personnel sont fondés à intervenir auprès des élèves afin de faire respecter les règles de conduite adoptées par l'école ou par le centre.

« Un parent insatisfait des services offerts à son enfant ou mécontent d’une intervention effectuée auprès de son enfant dispose du droit de faire part de cette insatisfaction ou de ce mécontentement à l’école ou à la Commission scolaire. […] Une insatisfaction doit être résolue le plus près possible de sa source, d’où le fait qu’une gradation dans le cheminement d’une plainte y soit prévue. »

« Par ailleurs, la CSS-T est préoccupée par le fait que ce dossier ait dû en arriver à ce point, alors que des discussions entre M. Pettersen et l’école et/ou la Commission scolaire auraient pu éviter toutes ces répercussions. En effet, il nous apparaît approprié de préciser que jamais M. Pettersen n’est entré en contact en 2012 avec l’enseignante et la direction adjointe de l’école secondaire Fernand-Lefebvre dont il publie aujourd’hui les noms pour leur faire part de son insatisfaction à l’égard des gestes allégués. »

Jamais, ajoute Mme Marchand, la CSS-T n'a tenté de protéger ses employés dans le cadre des enquêtes menées en 2012 et en aucun cas les directions d’école n’ont intimidé M. Pettersen par le biais de paroles ou de gestes menaçants.

La CSS-T a précisé qu’elle ne souhaite pas devoir judiciariser ce dossier, conclut Mme Marchand, qui convie la population à une saine réflexion quant aux versions d’un même dossier qui leur sont présentées.

Ressources

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